Choisir un traitement

4.3 Choisir un traitement 61 4.3 CHOIsir un traitement Le traitement choisi dépend de différentes choses :

Du diagnostic Du nombre d’animaux concernés Des médicaments disponibles Du prix du traitement De la valeur des animaux De la probabilité de survie des animaux et de regagner à nouveau la productivité De la capacité du propriétaire ou de l’auxiliaire vétérinaire à utiliser les médicaments de façon appropriée Des préférences du propriétaire L’auxiliaire vétérinaire doit expliquer au propriétaire les options de traitement, le prix, le travail que cela demande, la probabilité de guérison. C’est alors seulement que le propriétaire peut prendre la meilleure décision en prenant en compte la situation et la valeur de l’animal.

Il est souvent impossible de donner le meilleur traitement ou le plus complet. Par exemple, le meilleur traitement se fera par des injections quotidiennes et sera impossible à cause de l’éloignement du propriétaire (à moins que quelqu’un vivant tout près puisse faire les injections). Peut-être faudra-t-il choisir un autre médicament. Ou le propriétaire n’aura pas assez d’argent pour le traitement complet. L’auxiliaire vétérinaire doit utiliser son jugement dans chaque situation.

Il peut aussi exister des pressions sur l’auxiliaire vétérinaire. Certains paysans s’attendent à ce que l’auxiliaire vétérinaire donne des injections même si cela n’est pas nécessaire ! Cependant, certains médicaments, tels que les antibiotiques perdent de leur efficacité lorsqu’on en abuse ou les utilise sans nécessité ! De plus les médicaments sont coûteux et en quantité limitée.

D’autre part, s’il n’y a pas d’injection, le propriétaire peut penser que l’auxiliaire vétérinaire est incompétent et détruire la confiance donnée par la communauté. Dans ces situations, l’auxiliaire vétérinaire devrait essayer d’expliquer et de persuader le propriétaire en utilisant le meilleur jugement possible. Parfois, la solution n’est pas facile.

Les auxiliaires vétérinaires devraient participer aux réunions communautaires et passer du temps avec la communauté pour apprendre le savoir, les attitudes et les pratiques des propriétaires de bétail locaux. En établissant une bonne relation avec la communauté, aussi bien qu’en posant des questions, en observant et en écoutant, un auxiliaire vétérinaire peut apprendre les maladies les plus communes et la façon dont ces maladies sont perçues et traitées. Les réunions et le temps passé dans la communauté valent la peine pour établir la confiance et encourager la communication des problèmes locaux. Une fois la confiance établie, un auxiliaire vétérinaire pourra enseigner aux propriétaires de bétail quelques notions de base à propos du traitement, du contrôle et de la prévention des maladies animales (y compris le sujet des injections !!).

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Pour être efficace, un auxiliaire vétérinaire doit développer une bonne relation avec la communauté.